La musique est le meilleur conducteur de souvenirs, parce qu’elle résonne dans un éternel présent.
   Marc Lambron in “Les Menteurs”. (via bluelongwaves)

(via gilbert-desmee)


lassdieschoenheitdichumarmen:

Maurice Ravel - Pavane pour une infante défunte - Walter Gieseking


keyofdflatmajor:

chopin—liszt:

Steinway & Sons Factory [New York] 

(via sonateharder)


You think it is one instrument? It is a hundred instruments!
Anton Rubinstein on the tonal possibilities available at the piano (via sonateharder)

cinqminutesdepause:

Valentina Lisitsa - Franz Liszt - Rondo fantastique “El contrabandista”

Virtuosité pure, agilité phénoménale, et qui plus est bien filmée .


balletwarrior:

San Francisco Ballet dancers in Wayne McGregor’s Chroma

Photos by Erik Tomasson

(via squeats)


colin-vian:

 Friedrich von Nerly (circle) - The Bridge of Sighs, Venice, in Moonlight

colin-vian:

 Friedrich von Nerly (circle) - The Bridge of Sighs, Venice, in Moonlight

(via an-or-duss-46)


24 Préludes de Chopin interprété par Sofronitsky



L’Enfer

lmv-h:

Après avoir un peu reposé mes membres épuisés, je commençai à gravir péniblement cette côte solitaire ; mais à peine je touchais à ses bords escarpés, qu’une panthère, peinte de diverses couleurs, sauta légèrement dans mon sentier, et me défendit si bien l’approche de la colline, que je fus souvent tenté de retourner en arrière.
   Le jour naissait, et le soleil montait sur l’horizon, suivi de ces étoiles qui formèrent son premier cortège lorsqu’il éclaira d’abord le prodige de la création. Cette saison fortunée, le doux instant du matin, et les couleurs variées de la panthère me donnaient quelques confiance ; mais elle fut bientôt troublée à la vue d’un lion qui m’apparut, et qui, marchant vers moi, la tête haute, fendait l’air frémissant, avec tous les signes de la faim homicide.
   Une louve le suivait, et son effroyable maigreur expliquait ses désirs insatiables : elle avait déjà dévoré la substance des peuples. Son funeste regard me remplit d’une telle horreur, que je perdis l’espoir et le courage de monter sur la colline.
   Semblable à celui qui ouvre hardiment sa carrière, mais qui bientôt s’épuise, et déplore ses forces perdues, tel je devins à l’aspect de cette bête furieuse, qui, se jetant toujours à ma rencontre, me força de rebrousser dans les ténèbres de la forêt.
-
L’Enfer de Dante (Chant Premier), traduction d’Antoine de Rivarol


(via lmv-h)


Je voudrais que l’été soit en moi aussi parfait que dehors, réussir à oublier d’attendre toujours. Mais il n’y a pas d’été de l’âme. On regarde celui qui passe tandis qu’on reste dans son hiver. Il faudrait sortir de cette saison d’impatience. Se vieillir au soleil de ses désirs. Puisqu’il est vain d’attendre.
La vie tranquille; Marguerite Duras  (via envertudelamour)

(via cris-du-coeur)


Chopin, Prélude n°4 Op. 28 en mi mineur


Les fleurs du silence

Les fleurs du silence… Ces mots que l’on ne dit pas, que l’on ne peut pas dire, que l’on ne sait pas dire. L’ineffable.

L’ineffable est dans tes yeux, toutes ces perles qui y trouvent la paix et le repos sans n’avoir jamais vécu. Bien sûr que tu m’as manqué, bien sûr que j’étais heureuse que tu viennes le dernier jour, que tu fasses la France entière dans les deux sens pour quelques heures… Bien sûr que je t’aime. Mais tu me l’interdis tout en le souhaitant. Tous ces mots que tu attends et qui ne sortent pas de ma bouche ! Pourtant ils existent et ils vibrent et martèlent mon horizon comme tes préludes sur le piano le tourmentent. Libère-toi, libère-moi de ces interdits. Fini les jeux, les gammes, les arpèges et même ces préludes ! Les fleurs du silence doivent maintenant s’incarner ; joue-moi ! Fais chanter ton instrument roi. Interprète ! Donne-moi ton plus beau concerto.


Et le roman s’achève de lui-même
J’ai déchiré ma vie et mon poème
Plus tard plus tard on dira qui je fus
J’ai déchiré des pages et des pages
Dans le miroir j’ai brisé mon visage
Le grand soleil ne me reconnaît plus
J’ai déchiré mon livre et ma mémoire
Il y avait dedans trop d’heures noires
Déchiré l’azur pour chasser les nues
Déchiré mon chant pour masquer les larmes
Dissipé le bruit que faisaient les armes
Souri dans la pluie après qu’il a plu
Déchiré mon coeur déchiré mes rêves
Que de leurs débris une aube se lève
Qui n’ai jamais vu ce que moi j’ai vu.
Louis Aragon (via envertudelamour)

(via envertudelamour)